L’ange

 

Dans l’espace insondable de tes douces pensées

Un ange t’accompagne et veille à l’harmonie

De tes vastes corps, temples de ta vie

Les mouvements de ton âme lui sont si familiers

 

Dans les replis tortueux du chagrin qui t’inonde

Il contemple mutin les teintes de ton humeur

Reprenant les coutures de ta sombre douleur

Réveillant la clarté qui dormait dans son monde

 

Tu te crois solitaire et perdu sur cette Terre

Trop fier pour reconnaître l’infinie hiérarchie

Où se croisent et rayonnent des entités d’éther

Attendant ton invite, guettant ta litanie

 

 Ô  toi être imparfait et tant aimé des anges

T’éveilleras-tu enfin à leurs signes éclatants ?

Quand ils balancent leurs ailes en gestes impatients

Daigneras-tu enfin accueillir   leurs louanges ?

 

Ne marche pas reclus  sur les sentiers terrestres

La partition est vaine sans toi dans cet orchestre

Leur chœur n’est que soupir quand ils errent sans dessein

Dans les allées du ciel où s’égarent les pèlerins

 

 

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